30 novembre 2007
Décidément, il m'est impossible de répondre directement aux commentaires sur mon propre blog !
C'est pourquoi, je dois choisir, si j'ose dire, cette voie.
Je pense que mes charmantes visiteuses sauront retrouver les questions auxquelles se rapportent les réponses ci-dessous.
1)Chères
Frisaplat et Monangie: Je reconnais bien là votre penchant bien féminin pour
les recettes de cuisine, et bien soyez satisfaites, mes haïkus fourrés le sont
tout simplement… à la farce !
2)Pour Danny, qui a un penchant pour les boissons
fortes, sache que si j'avais poursuivi un destin en vin, je ne me serais pas
arrêté en cours de route. Hélas, le destin n'est pas aussi rose que ça !
3) Pour Zab, ne t’inquiète pas ! Comme j’ai arrêté de suivre mon destin, il ne risque pas de me rattraper. Je sais que la Terre est ronde, mais d’ici à ce qu’il en ait fait le tour…
Merci à vous et à bientôt, j'espère !
Gzormix
26 novembre 2007
LE LEGISTE LASCIF
Ah quelle belle
profession que la mienne !
Ah quelle sinécure !
Quand je pense que
j’aurais pu passer ma vie enterré vivant dans un coin perdu comme médecin de
campagne ! Ou mourir d’ennui comme médecin du travail où l’on passe des
journées entières à attendre le client, lequel en plus ne vous paie pas.
D’ailleurs, il n’y a quasiment plus de travail et par suite, plus de
travailleurs à ausculter, à part les travailleurs sociaux.
Vraiment, je ne regrette
pas d’avoir su sauter à pieds joints sur l’occasion qui m’a été offerte de devenir
médecin légiste !
Il n’y a que des
avantages.
Les locaux nécessaires à l’exercice de mon sacerdoce sont mis gracieusement à ma disposition. Ils sont parfaitement équipés et si j’ai besoin de quelque chose de particulier, il me suffit de le demander. Je travaille dans une atmosphère très saine, quasiment aseptisée.
Côté chauffage, c’est un
peu juste, surtout l’hiver, mais l’été que c’est agréable !
Parfois, au moment de la
canicule, à la morte saison, j’invite quelques copains pour casser la croûte,
un peu de viande froide et du vin frais et après on tape la carte dans une ambiance
très conviviale.
Je n’ai aucun souci
d’entretien des locaux. Tout est prévu. Le matin, quand j’arrive, tout est
nickel, enfin disons plutôt acier inox. Evidemment, le soir je patauge et les
déchets m’encombrent un peu, mais j’ai des bottes.
Aucune peine à trouver
des clients. Ils me sont fournis à la pelle... ou à la petite cuillère, par
l’Administration. Et quels clients ! Ils sont on ne peut plus patients,
attendant leur tour calmement dans un silence... de mort ! Pas de perte de
temps pour leurs déshabillage et rhabillage, ils sont en tenue d’auscultation
générale. Un rêve pour un médecin de cabinet. Surtout les tenues d’Eve. En
plus, une totale soumission à la pratique médicale, sans la moindre réticence.
Et, ce qui est très appréciable de nos jours, pas de plaintes, ni pendant, ni
après traitement.
Pour meubler le silence que m’impose le mutisme de mes clients, pas besoin d’aller chez BUT, je peux parler tout seul ou mieux, travailler en musique. Cela me donne du cœur au ventre et du rythme dans le mouvement car j’adapte les morceaux –les morceaux de musique cela s’entend– en fonction de ma tâche : musique douce pour les recherches minutieuses, musiques entraînantes pour le gros œuvre. Parfois même, j’esquisse un pas de danse. Vous voyez un médecin de cabinet faire la même chose devant son client !
Et quelle facilité pour
rechercher la cause de la présence de mes clients dans mon bloc. On peut aller
au fond des choses avec une impunité garantie, découpant, hachant, broyant,
sciant, extirpant. Un travail d’artiste, digne de Picasso, Calder et César
réunis !
Aucun échec possible.
Aucune erreur de diagnostic à craindre, le mal est déjà fait. C’est d’ailleurs
le côté négatif du métier. Des gens qui n’ont pas besoin de médecin pour en arriver
là où ils sont, c’est frustrant ! Mais tout ne saurait être parfait.
C’est peut-être pour
cette raison que les relations avec les clients sont résolument froides, voire
glaciales, et très tendues. Mais leur raideur ne m’impressionne pas, je suis
très souple. Et malgré leur silence, je sais les faire parler, éventuellement
sous la torture. Chaque poussière de ceci, chaque trace de cela, une ecchymose
par-ci, un oedème par-là, et ils racontent des tas de choses dont les policiers
et les juges sont friands: comment, où, à quelle heure, ou quel jour, voire
quelle année, cela s’est passé.
Parfois évidemment, j’ai
quelques doutes. Comment détecter par exemple un décès par refroidissement ?
Mais, cela n’a pas beaucoup d’importance, surtout pour moi. Lorsque la cause
n’est pas claire, « arrêt du cœur » est une formule
acceptable, et acceptée. Cent pour cent des gens meurent par arrêt du cœur à un
moment ou un autre.
Le soir, après mon
travail, pour me divertir, je vais faire un tour aux abattoirs de la ville. Les
employés m’aiment bien. Ils m’appellent « cher collègue ».
C’est de l’humour vache. J’admire beaucoup leur technique et j’apprends
énormément de choses à leur contact. Parfois, je leur donne un coup de main,
pour leur montrer mon savoir-faire, l’ambiance y est bon enfant. Certains
m’ont proposé de venir m’aider à leur
tour, mais quand je leur ai dit que je n’avais pas de crochets pour suspendre,
ils ont été déroutés et ils ont renoncé.
J’ai vraiment un métier
en or. C’est d’ailleurs en cette monnaie que l’on me paie. Si je le voulais, je
pourrais augmenter mes revenus déjà substantiels par quelques expédients. Faire
du travail au noir, par exemple, mais là, j’aurais des clients vivants avec qui
je devrais traiter, et si j’ai pris ce travail, c’est justement parce que j’en
avais assez des clients, toujours contrariants. J’ai été contacté par un
éleveur de chiens qui voulait acheter des restes, mais moi, je ne mange pas de
ce pain là. Alors, je me contente de ce que me rapporte mon travail régulier,
pour une sérénité complète.
Bon, je vous quitte car
aujourd’hui, j’ai du pain sur la planche !
25 novembre 2007
Merci à toutes celles et à tous ceux qui m'ont laissé un message lors de leur passage sur mon blog.
Je réponds à tous, soit directement sur mon blog, soit en allant sur le blog de mon visiteur pour y déposer un mot.
Or, je m'aperçois que des "coms" que j'ai déposés sur les blogs de quelques uns (ou unes) d'entre vous ne sont pas enregistrés. Pire, un commentaire de réponse que j'ai écrit sur mon propre blog, n'a pas eu plus de chance !
Alors même que la mention "Votre message a bien été enregistré" a confirmé l'envoi.
Est-ce que vous avez vous-même constaté ce dysfonctionnement, ou suis-je le seul à en être la victime (innocente) ?
Je ferai d'autres tentatives, j'espère qu'elles fonctionneront et excusez mon silence bien involontaire.
Gzormix
21 novembre 2007
ENCORE UN ACCIDENT MORTEL
Le choc fut effroyable ! Le bruit aussi, comme
un coup de feu.
La victime, éclatée comme une poire trop mûre,
perdait ses entrailles qui dégoulinaient lentement, laissant une trace
multicolore sur le pare-brise.
L’accident
était inévitable. C’était sur une de ces courtes portions de route à quatre
voies. Celles sur lesquelles vous avez eu à peine le temps de passer de 90 à
110 km/heure -vitesse ici auto-risée- que vous êtes de nouveau debout sur les
freins pour aborder une portion à deux voies ; cela afin d’éviter le
pignouf qui vient de vous doubler dans les derniers morceaux de la portion. Le
futur chauffard, un entomologiste diplômé et distingué, mais pas toujours,
roulait tranquillement à 120 km/heure (si on ne peut plus tricher
alors… !) sur la voie de droite. La future victime à plus de 50 km/heure,
arrivait dans la direction opposée, mais sur la même voie ! De plein
fouet, c’est-à-dire de plein front, disons face à face, les vitesses
s’additionnent. Ce qui nous fait un choc à 120+50, soit… heu… soit… très vite ! Et surtout très
fort.
Comme il se doit, la voiture fit une embardée. Chaque
fois qu’on laisse à cette institution la moindre seconde d’ initiative, elle
fait une embardée ! Mais le chauffard, dorénavant en titre, réussit à maîtriser sa trajectoire
et s’arrêta sur la voie réservée à cet effet.
Il descendit de son véhicule pour constater les
dégâts et eut cette réflexion, un tantinet égoïste : « Heureusement,
le pare-brise a résisté ! ». Puis, il contempla un moment le cadavre
toujours écrasé sur le pare-brise. Enfin, intrigué, il le décolla, l’examina
avec un œil de connaisseur averti, ce qui lui permettait d’en valoir deux,
et déclara sans gêne aucune : « Voilà une magnifique Glossina
palpalis (en français : une super mouche tsé-tsé.) de dernière
génération. Proboscis (en français une trompe en forme de rostre et
inversement) surdéveloppé en titane, moteur huit cylindres en ligne, corset
blindé, ailes en supra kevlar, vaccinée contre tous les insecticides connus et pouvant
atteindre les dix hommes au sang par jour Mais apparemment encore démunie de pilotage
automatique ! » . « Elle a dû s’endormir en volant ! »,
ajouta-t-il goguenard.
Sans autre forme de procès, il jeta les restes
gluants de la bestiole sur le bas-côté
de la route (il n’y avait pas de hauts-côtés de ce côté-là). Il essuya
le pare-brise assassin, mais protecteur, pour effacer son forfait, mais aussi
pour voir plus clair à l’avenir. Puis, il remonta dans sa voiture en déclarant,
plutôt satisfait : « En somme, je m’en suis bien tiré ! ».
Et il reprit la route qui l’avait sagement attendu.
Les photos ont été recueillies sur le site :
| http://wallpapers.funportal.com |
Voici quelques photographies (malheureusement incomplètes) prises clandestinement lors d'une récente réunion d'un conseil d'administration d'une grande firme internationale. Citer laquelle n'aurait aucun sens puisque toutes ces affaires ont toutes le même conseil d'administration, ou peu s'en faut. Contrairement aux apparences, les débats, consacrés à la surface portante du parachute de sortie de l'un des leurs, celui-ci ayant réussi glorieusement à couler l'entreprise qu'il dirigeait, se sont déroulés dans une bonne ambiance de confiance réciproque. C'est normal, puisque chacun d'entre eux est susceptible d'être un jour ou l'autre sur la même sellette éjectable.
Je dédie ces images aux employés de la firme en déconfiture pour qu'ils puissent accrocher la photo de leur cher patron trop tôt disparu. Il le reconnaîtront, je pense, sans difficultés.
Et comme l'a si bien dit Cicéron "O tempora ! O mores !", mais c'était il y a bien longtemps.
20 novembre 2007
Hier, je suis allé faire de la pêche sous-marine dans un lieu (ce qui est un comble !) que je tiens à garder secret et j'ai attrapé cette magnifique black limande. Je l'ai accommodée avec du choux-fleur et du riz, comme vous pouvez le constater, et vous la voyez là, prête à être dégustée. Le seul petit problème rencontré, c'est que je n'ai pu retirer la flèche et j'ai dû la faire cuire avec la bestiole. J'espère au moins qu'il n'y aura pas d'arêtes...
Allez, je me souhaite bon appétit, dommage que je ne puisse vous inviter...
Pour ceux, ou celle, qui s'envoient en l'air et ceux(ou celles) qui atteignent le septième ciel -ce ne sont pas toujours les mêmes- la vie n'est pas toujours de tout repos.
Exemple: pour ces deux soeurs jumelles, le ravitaillement en cours d'ascension, n'est pas une partie de plaisir!
Pour l'une, c'est l'erreur d'aiguillage....
Pour l'autre, se faire aiguiser l'essence en plein sommeil, n'est pas une sinécure non plus:
On peut préférer garder les pieds sur terre, mais à chacun ses goûts.
17 novembre 2007
Le 2000ème visiteur est passé me voir cette semaine... sans laisser de trace, comme d'habitude.
Bof......................
Encore une oeuvre d'art magistrale:













