21 mai 2011
Caprice, c’est fini…c’était son dernier amour…
DSK c’était exquis – heureusement, ce n’était pas les miens –, c’était ce qui se faisait de mieux. Pour certains.
Mais avec des skis, on ne va pas très loin et on descend plus vite que l’on monte, surtout quand la pente est raide et que l’on ne sait pas se freiner , se réfréner et encore moins s’arrêter.
Quand on veut accéder au plus haut niveau de la hiérarchie, on s’attaque à une montagne. Au départ la pente est douce et on s’essouffle un peu, le temps de prendre son rythme. Puis plus on avance, plus la pente est rude et les obstacles plus difficiles à franchir. Mais de temps à autre, on se retourne pour admirer autant le paysage que le trajet parcouru. Puis viennent les hautes altitudes avec les vents de la folie des grandeurs qui altèrent le jugement, et d’où émanent les airs hautains peu amènes, et le mépris pour ceux qu’on a piétinés et dont on n’entend même plus les râles car les oreilles se bouchent à ce niveau. C’est l’ivresse des hauteurs.
Quand enfin on est parvenu au sommet, on a perdu toute humanité, on est devenu un dieu. Ou plutôt Dieu lui-même ! Mais sourd et aveugle.
Et paralysé…
Car le nirvana est de courte durée. Arrivé au niveau de l’être transcendant et condescendant, le moindre faux pas, le plus petit écart fera glisser le dit parvenu vers le niveau de con descendu. C’est la chute finale. ( Cramponnons-nous des deux mains…)
En effet, les grands de ce monde devraient garder en mémoire que le sommet d’une pyramide est bien pointu et lorsqu’on y arrive, il est difficile de s’y maintenir en équilibre : devant, derrière, à droite et même à gauche, il n’y a plus aucune possibilité de se mouvoir. Plus d’appuis, plus d’amis, on est seul. Et il est trop tard pour s’en émouvoir.
Plus moyen de redescendre, car, sur les corps de ceux qui ont servis de gradins, de tous côtés, arrivent des grappes de grimpeurs qui veulent aussi mettre le grappin sur ce sommet si ténu et prêts à tout pour s’en emparer. Tous les mauvais coups sont permis et nul n’éprouve le besoin de s’en priver.
Le savetier qui trime toute sa vie pour essayer de survivre avance au bord de l’abîme. À force de courage et de ténacité il réussira à s’y maintenir un certain temps avant d’y être précipité. Il peut aussi longer le précipice avant de s’y abîmer, ce qui revient au même.
Le financier, lui fonce tête baissée dans l’euphorie totale et ne se rend compte de sa chute que lorsqu’il vole en piqué en direction de l’enfer.
Savetier et financier se retrouveront au même endroit, au même niveau, il serait bon que l’on s’en souvienne !
La présomption de culpabilité apparaît plus forte dans le cas auquel je fais finement allusion, que la présomption d’innocence qui devrait prévaloir. Ne jetons donc pas la pierre, ou l’opprobre, ou ce qu’on a sous la main, à ceux qui ne l’ont pas encore mérité.
13 mai 2011
Mea culpa
Peuple hexagonal !
Ceci est mon acte de contrition, et je peux dire aussi de contribution.
Je viens de découvrir avec horreur et consternation, et inversement, que la hausse des carburants, la hausse de l’énergie et la baisse des taux d’intérêts, j’ai honte de le dire : c’est moi qui en suis responsable !
Moi, qui appartiens à la sous-classe de la France d’en bas, si chère, c’est peu de le dire, à ce brillant Raffarin, si raffiné, je suis la personne qui dicte les augmentations dont vous bénéficiez avec la résignation du mouton qui tend le dos à la tondeuse, grâce au zèle des zélites zélotes zélus par vos soins.
Vous allez penser que je me vante.
Eh bien non, je m’épouvante !
Voici les faits.
Le jour où j’ai pu acheter une voiture, il a fallut quelques décennies pour amasser le pactole nécessaire, j’ai choisi le modèle le moins coûteux en carburant : un diesel. Consommation réduite, prix du carburant le plus avantageux.
Dès que le gouvernement a appris cet achat, aussitôt, le diesel a commencé à grimper en flèche de façon telle que mes belles économies espérées ont été absorbées en très peu de temps et en Totalité au profit d’un pauvre fournisseur.
Soit ! Pressé plus par le fisc que par le temps, j’ai échangé mon véhicule diesel contre une petite voiture de 4 CV roulant à l’essence sans plomb 95, la moins chère du lot. Aussitôt, les autorités se sont dépêchées de surtaxer mon carburant de pauvre.
Pour l’énergie, c’est aussi symptomatique.
Quand j’ai voulu installer mon chauffage, on m’a dit : « Abandonnez le gaz, abonnez-vous à l’électricité est bien meilleur marché ! ». Cela a été vrai, brièvement, car, très vite, on a décidé en haut lieu d’augmenter mes kilos ouates qui avaient un prix trop doux à leurs yeux durs. J’ai changé pour le gaz…. Vous connaissez la suite…
Il en est de même pour mes maigres économies. Le banquier m’a dit : « Prenez un livret d’épargne, c’est nouveau, ça vient de sortir, 4,5 % d’intérêts, ça ne se refuse pas ! ». Il a dû me dénoncer car, deux mois après ma démarche, les autorités compétentes se sont empressées de diminuer les intérêts à 1,5 % ! Il fallait bien rendre service aux financiers qui n’avaient presque plus rien pour se payer.
Évidemment, il y a beaucoup d’autres domaines où le phénomène s’est reproduit : chaque fois que je m’engage dans une affaire que l’on me présente comme bonne à faire, les gens d’en haut l’apprennent je ne sais comment – les écoutes peut-être ? – et ils me collent une, ou plutôt des augmentations successives, pour que l’avantage escompté se transforme en désavantages avérés.
Pourquoi moi ?
J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de ma culpabilité, car si j’ai été choisi pour déterminer les augmentations qui s’accumulent, sachez que je n’ai pas été volontaire pour exercer ce rôle.
Je vous remercie de votre indulgence.
15 avril 2011
La température monte
Je suis dans l’expectative et même dans l’embarras !
Aux informations du soir, à la télé, le préposé à débiter la météo à annoncer, textuellement : « Demain vous aurez 17° en Corse ! ».
Je me suis tourné vers ma femme, ahuri autant que consterné : « Te rends-tu compte de l’importance de la nouvelle : demain nous aurons 17° en Corse ! – Bon et alors ? , me rétorqua-t-elle, avec son sens de l’à-propos si percutant. – Ainsi, nous allons avoir demain 17° en Corse et cela ne te préoccupe pas ? – Je ne sais pas ! dit-elle, avec son sens de la répartie qui fait l’admiration des foules ».
Qu’allons nous faire de ces 17° en Corse ? En Corse où nous n’avons jamais mis les pieds ! On ne pourra pas en profiter ! Ni les revendre ! D’abord, j’ai le mal de mer dès que je monte sur la moindre chose qui flotte, alors sur bateau ! En avion c’est trop cher ! Et puis je n’ai pas une âme d’insulaire ! Et puis la Corse, c’est notre Afghanistan à nous, il s’armer pour y aller ! Au moins de courage, et je n’en ai pas en réserve !
Que vont faire les gens concernés comme moi ?
Ce n’est pas tous les jours qu’on nous annonce que l’on aura demain 17 ° en Corse, sans avoir rien demandé !
De plus, il faut réagir dans l’urgence ! demain c’est déjà presque aujourd’hui étant donné l’heure tardive !
Leur 17°, les météorologiques auraient été, il me semble, plus avisés de les offrir aux corses, plutôt qu’à moi !
Je crois que je vais, le cœur en capilotade et l’âme en lambeaux, me résoudre à refuser l’offre de la météo. En catimini, de peur des représailles.
Mais pourquoi, m’avoir choisi, moi, pour me donner ces 17° en Corse, alors qu’il y a de par le monde des tas de gens qui auraient bien voulu cette aubaine !
Quelqu’un pourrait-il me dire ce que j’aurais pu faire devant ce grave dilemme ? Et si possible me donner 20° à l’ombre, chez moi, cela me causerait moins de tracas.
Merci d’avance.
13 mars 2011
Il semblerait que le couper-coller ait déserté, sauf pour le titre...
Tant pis pour vous...
je crois que je vais changer d'hébergeur ...
03 février 2011
Pas privé de désert !
Salut peuple de France, de Navarre, de Terre, de l’Univers et de Celles-sur-Ource, capitale du vrai champagne !
Tombé par hasard sur un article dans un journal déjà âgé, je vous présente ci-après une actualité dépassée, mais qui mérite qu’on s’y arrête :
Un individu a passé quarante-deux jours dans le désert sans boire ni manger. Sans mourir non plus.
Ce n’est pas malin de sa part.
Certes, le voilà désormais détenteur du record du monde de la survie dans cet environnement. Disons plutôt dans ce paysage, car dans le désert, il n’y a pas d’environnement, il n’y a rien, que du sable ou des cailloux, voire les deux. Inconsommables.
Ce n’est pas malin, car d’abord, ne pas mourir dans ces conditions c’est provoquer les règles naturelles de la vie terrestre instituées par Qui vous savez. Il n’a pas dû apprécier cette entorse, même si le quidam n’en a pas écopé d’une en marchant dans les dunes.
Ce n’est pas malin ensuite, car le précédent détenteur, un certain Moïse, doit l’avoir sec ! Lui qui n’a passé que quarante jours sur la montagne désertique à attendre que sorte l’édition des Lois (L’Eternel est un écrivain, ni prolixe, ni rapide… Il s’en moque : Il a l’éternité devant lui ! Derrière aussi par la même occasion).
Moïse est un privilégié. Plus qu’un ministre : il a été élu sans être candidat. Il y en a beaucoup qui aimeraient être dans ce cas.
En résumé, ni le Grand Patron, ni son chouchou Moïse, ne vont apprécier ce qui va leur sembler comme un affront, une provocation même. Ils vont lui concocter une réception à la mesure de leur courroux. Il faut être fou pour s’attaquer à des records homologués et sanctifiés !
Sûr que le nouveau recordman, lorsqu’il se décidera à quitter définitivement la terre ferme – il n’est pas immortel quand même – va recevoir un accueil glacial là-haut. Encore heureux s’il n’écope que d’un chaud et froid !
À moins qu’il n’aille tout de suite dans un endroit devenu presque familier : l’Enfer !
À faire le malin, il risque de le rencontrer !
Braver les habitudes n’est pas sans risques.
18 décembre 2010
Fluctuat nec mergitur
Le Figaro ne coupe pas les cheveux en quatre lorsqu’il s’agit de générosité et même ,disons-le sans crainte d’exagération : de libéralité !
En voici un nouvel exemple.
À l’occasion du Salon nautique, qui se tient à Paris, comme il se doit, pour être le plus grand port de plaisance de France, et surtout, ne l’oublions pas, le seul où les bateaux ne coulent pas, le dit Figaro a encore fait preuve de munificence.
Tenez-vous bien, il propose aux 1000 premiers visiteurs, pour peu qu’ils présentent le journal sur lequel figure l’alléchante annonce au guichet au Salon, une offre de réduction de 6 euros sur le tarif d’entrée de 13 euros !
Comme chacun sait, ce salon attire en grande majorité des clients venus pour choisir leur prochain bateau qui leur coûtera quelques centaines de milliers, voire de millions d’euros.
Nul doute que beaucoup d’entre eux ont voulu profiter de cette aubaine qui aura coûté la bagatelle de 6000 euros au Figaro.
Il convenait de saluer cette initiative coûteuse à caractère caritatif indéniable.
Je rappelle toutefois au passage,
que l’entrée aux restaurants du cœur est gratuite.
La bombe pour les fêtes !
On en apprend de belles !
Il semblerait, si on en croit les autorités autorisées, que la Corée du Nord s’apprêterait, et peut-être, l’a-t-elle déjà fait de fournir un « réacteur plutonigène » à la Birmanie ! Et clés en main, s’il vous plait !
Une bombe atomique en puissance pour être plus précis.
D’ailleurs, pour donner plus de corps à cette information qui pourrait, peut-être, s’avérer vraie, on voit à côté de l’article du Figaro, une photo des dites clés.
La question qui me chiffonne, est celle-ci : pourquoi la Corée du Nord a-t-elle confié la fabrication de ces clés à un joaillier de la place Vendôme de Paris ?
N’y aurait-il pas une question d’argent là-dessous ?21 novembre 2010
Un animateur à la rue ?
Depuis quelque temps, je pleurais tous les jours en imaginant ce pauvre animateur de télévision interpellé par la police pour être détenteur d’un petit kilo (peut-être moins, 10.000 € par mois ça fait combien de grammes ?) d’héroïne et plus ou moins distributeur d’icelle à ses proches.
Depuis, plus de nouvelles.
De lourdes peines de prison, des amendes abyssales, un dur traitement, c’est ce qui attend habituellement les dealers ramassés dans les rues des banlieues. Mais eux sont habitués.
Lui si délicat, comment pouvait-il supporter la prison, lui qui ne se supportait pas lui-même ? Comment pouvait-il endurer de ne plus fouiller les poubelles pour trouver les cas sociaux les plus scabreux à disséquer sur son plateau télé, quasiment à l’heure des repas; lui qui ne manquait jamais de nous souhaiter bon appétit chaque jour depuis des décennies; qui rebelotait même le soir pour bien nous faire sentir les relents de la société ?
J’étais vraiment aux quatre cents coups. Comme dans les bons
romans, je me tordais les mains en m’arrachant les cheveux, ce qui n’est pas
facile à faire. C’était le calvaire. Et la calvitie comme corollaire.
Eh bien, j’avais tort. Tout allait bien pour lui dans le meilleur des
mondes. J'avais été candide.
En effet, il a fait l’objet de la couverture du magazine télé du Figaro de cette semaine, et a eu l’honneur d’une interview de plusieurs pages. Avec beaucoup de photos, ce qui a permis de constater qu’il avait bonne mine et qu’il avait même recouvré la vue. Et que ses affaires se portaient aussi bien que lui.
Quel grand soulagement, pour moi, comme pour certainement la majorité des hexagonaux ( !).
En fait de prison, il s’était retiré en Suisse pour se refaire une santé au lieu d’y être incarcéré. Blanchi, tout neuf. Il est vrai qu’il a fait des excuses pour sa « mauvaise conduite ».
Tout est bien qui fini bien. Il y a quand même une justice dans ce pays !
Peuple de France, réjouissez-vous !
Il y a de quoi. La gastronomie française a été inscrite au patrimoine de l’Unesco, sous l’impulsion du ministre de l’inculture et des représentants des chefs étoilés.
Une consécration mondiale de la cuisine gauloise, cela se salue !
Les grands chefs toqués ont applaudi très fort cette bonne nouvelle.
On les comprend, ils vont pourvoir augmenter leur bénéfices en dispersant urbi et orbi leur gastronomie gastronomique pour éthiques friqués, qui n’a pourtant aucun rapport avec la vraie cuisine des français, celle de nos grand-mères.
Quant aux responsables des restaurants du cœur, ils n’ont pas daigné partager l’enthousiasme général. Leurs clients non plus.
La jalousie sans doute.
20 novembre 2010
Lunettes de vue.
L’été dernier, j’ai acheté une paire de lunettes de soleil qui m’a coûté les yeux de la tête.
Hier, je me suis dit que les beaux jours étant plutôt derrière que devant, il était temps que je la range dans un endroit sûr et obscur. Au fond d’un tiroir.
Mais au moment ou j’allais la saisir, elle m’a jeté un regard à la fois si effrayé et si menaçant que je suis resté figé, glacé; complètement dérouté par cet événement inouï, voire louche.
J’ai préféré renoncer à l’incarcération de l’objet quasi animé et je me suis retiré à pas de loup pour ne plus déranger.
Ce regard m’a tellement impressionné, que depuis, j’en ai gardé l’image en tête.
Et je n’en ai pas fermé l’œil de la nuit.
Ce matin, j’ai découvert que j’avais fait, à mon insu, probablement avec mon portable que j’avais en main à ce moment, une photo de la scène.
Eh bien, croyez-le ou pas, la persistance était-elle dans ma tête que j’ai cru voir le regard gravé sur les verres !
Dites-moi
que ce n’est pas vrai !









