Je suis dans l’expectative et même dans l’embarras !

Aux informations du soir, à la télé, le préposé à débiter la météo à annoncer, textuellement :  «  Demain vous aurez 17° en Corse ! ».

Je me suis tourné vers ma femme, ahuri autant que consterné : « Te rends-tu compte de l’importance de la nouvelle : demain nous aurons 17° en Corse ! – Bon et alors ? , me rétorqua-t-elle, avec son sens de l’à-propos si percutant. – Ainsi, nous allons avoir demain 17° en Corse et cela ne te préoccupe pas ? – Je ne sais pas ! dit-elle, avec son sens de la répartie qui fait l’admiration des foules ».

Qu’allons nous faire de ces 17° en Corse ? En Corse où nous n’avons jamais mis les pieds ! On ne pourra pas en profiter ! Ni les revendre ! D’abord, j’ai le mal de mer dès que je monte sur la moindre chose qui flotte, alors sur bateau ! En avion c’est trop cher ! Et puis je n’ai pas une âme d’insulaire ! Et puis la Corse, c’est notre Afghanistan à nous, il faut s’armer pour y aller ! Au moins de courage, et je n’en ai pas en réserve !

Ce n’est pas tous les jours qu’on nous annonce que l’on aura demain 17 ° en Corse, sans avoir rien demandé !

De plus, il faut réagir dans l’urgence ! demain c’est déjà presque aujourd’hui étant donné l’heure tardive !

Leur 17°, les météorologiques auraient été, il me semble, plus avisés de les offrir aux corses, plutôt qu’à moi !

Je crois que je vais, le cœur en capilotade et l’âme en lambeaux, me résoudre à refuser l’offre de la météo. En catimini, de peur des représailles.

Mais pourquoi, m’avoir choisi, moi, pour me donner ces 17° en Corse, alors qu’il y a de par le monde des tas de gens qui auraient bien voulu cette aubaine !

Quelqu’un pourrait-il me dire ce que j’aurais pu faire devant ce  grave dilemme ? Et si possible me donner 20° à l’ombre, chez moi, cela me causerait moins de tracas.

Merci d’avance.