Salut peuple de France, de Navarre, de Terre, de l’Univers et de Celles-sur-Ource, capitale du vrai champagne !

Tombé par hasard sur un article dans un journal déjà âgé, je vous présente ci-après une actualité dépassée, mais qui mérite qu’on s’y arrête :

Un individu a passé quarante-deux jours dans le désert sans boire ni manger. Sans mourir non plus.

Ce n’est pas malin de sa part.

Certes, le voilà désormais détenteur du record du monde de la survie dans cet environnement. Disons plutôt dans ce paysage, car dans le désert, il n’y a pas d’environnement, il n’y a rien, que du sable ou des cailloux, voire les deux. Inconsommables.

Ce n’est pas malin, car d’abord, ne pas mourir dans ces conditions c’est provoquer les règles naturelles de la vie terrestre instituées par Qui vous savez. Il n’a pas dû apprécier cette entorse, même si le quidam n’en a pas écopé d’une en marchant dans les dunes.

Ce n’est pas malin ensuite, car  le précédent détenteur, un certain Moïse, doit l’avoir sec ! Lui qui n’a passé que quarante jours sur la montagne désertique à attendre que sorte l’édition des Lois (L’Eternel est un écrivain, ni prolixe, ni rapide… Il s’en moque : Il a l’éternité devant lui ! Derrière aussi par la même occasion).

Moïse est un privilégié. Plus qu’un ministre : il a été élu sans être candidat. Il y en a beaucoup qui aimeraient être dans ce cas.

En résumé, ni le Grand Patron, ni son chouchou Moïse, ne vont apprécier ce qui va leur sembler comme un affront, une provocation même. Ils vont lui concocter une réception à la mesure de leur courroux. Il faut être fou pour s’attaquer à des records homologués et sanctifiés !

Sûr que le nouveau recordman, lorsqu’il se décidera à quitter définitivement la terre ferme – il n’est pas immortel quand même – va recevoir un accueil glacial là-haut. Encore heureux s’il n’écope que d’un chaud et froid !

À moins qu’il n’aille tout de suite dans un endroit devenu presque familier : l’Enfer !

À faire le malin, il risque de le rencontrer !

Braver les habitudes n’est pas sans risques.