Critiques de la raison pure

Encore des maux, toujours des mots, jamais les mêmes !

26 juin 2009

Très déçu !

Que je suis déçu ! Très déçu ! Terriblement déçu !

Pourtant, j’ai fait tellement pour réussir !

Et pas que des petites choses.

J’ai fait le forcing, comme disent les managers français, sur deux plans, ou deux niveaux – au choix– : l’écologie et la diversité.

Côté écolo :

D’abord, j’ai repeint tous mes volets et toutes mes portes en vert. En vert jardin s’il vous plaît ! Comme ma brouette préférée.

J’ai presque revendu ma voiture, pourtant verte comme chacun sait, baptisée « rainette », devinez pourquoi… l’affaire étant quasiment faite, j’ai presque commandé une bicyclette de même couleur pour la remplacer (voir l’article « L’écolo en vélo » ci dessous).

Thierry Lhermite à qui un reporter demandait ce qu’il faisait pour sauver la Planète avait répondu fièrement qu’il triait ses déchets. Ce qui est admirable. Eh bien moi, je fais cela depuis très longtemps. Ce qui est encore plus admirable.

Pour être plus vert encore, pour sauver mes quelques rosiers souffreteux, disparaissant sous des colonies entières de pucerons, j’ai commandé des coccinelles, censées bouffer toutes ces bestioles malfaisantes en quelques jours. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des promesses mirobolantes des prospectus (voir l’article « coccinelles martyrisées »ci-dessous).

En plus, j’ai économisé l’eau tant et plus. J’ai arrosé mon jardin à l’eau de pluie, mais uniquement quand il pleuvait. Je n’ai plus pris de bain : pour mes ablutions j’ai utilisé un tub, enfin disons une grande cuvette que je remplissais d’eau de pluie… quand il pleuvait. Le problème, si on ne veut pas inonder toute la pièce c’est qu’il faut mettre les pieds les premiers dans la bassine. Or, l’eau du ciel n’est pas toujours d’une très grande limpidité et s’il n’y a pas plu depuis longtemps les pieds ne sont pas toujours très clairs… si bien que lorsqu’on a grimpé dans le récipient… l’eau avec laquelle on doit se laver et se rincer est un tant soit peu bourbeuse… enfin vous imaginez la suite… Au bout d’un certain temps de cette pratique, je vous assure qu’on devient vert de la tête aux pieds. Les algues sans doute.

J’ai cessé de boire de l’eau, même de pluie. J’ai fait avec le vin ou la bière, ou autres liquides similaires, si effrayants pour la santé. Une contribution de plus à l’écologie qui m’a beaucoup coûté, dans tous les sens du terme. Je suis vraiment admirable !

Bref, avec ma teinture d’un beau vert écolo, je pensais que j’avais toutes mes chances.

Surtout qu’en plus, je fais partie de la diversité !

Côté diversité.

D’abord, je ne regarde jamais la télé. J’avoue que ce n’est pas un gros sacrifice parce qu’enfin entre Delarue, les séries américaines et autres navets…  Sauf au moment des infos. Et là c’est très méritoire, parce que supporter pendant une demi-heure un Cucuconcon sur la Une ou une Cucugnangnan , dite aussi « Mamie Sucette » sur la Deux relève de l’exploit. Mais il faut bien se tenir au courant de l’actualité. Car je n’achète jamais de journaux pour sauvegarder nos belles forêts. Je n’achète que des magazines, Marianne pour ses entrefilets, le Figaro pour ses mots croisés, le Nouvel Obs pour ses rubriques culturelles, l’Humanité pour ses gags etc.: on ne peut diversifier plus que moi.

Je déteste le foot et rien me navre plus que de voir cet engouement général, que dis-je cette hystérie collective, qui s’empare des foules pour cette mascarade hors de prix. Cà, c’est une diversité de plus à mon actif.

Je n’ai jamais fait de politique et je n’ai jamais voté pour qui que ce soit (enfin si, j’ai voté pour Lui – ça ne mange pas de pain). Même pas pour Bayrou. J’ai toujours voté contre ceux dont je ne voulais pas, même pas contre Bayrou..

Je n’aime pas l’art contemporain et j’ai été très content le jour où un grand philanthrope, doublé d’un non moins grand mécène, dont je ne citerai pas le nom pour sauvegarder sa modestie, a décidé d’installer en Italie ses résidus de décharges publiques parés du nom d’œuvres d’art moderne. Ouf nous l’avons échappé belle !

Mais, je ne veux pas m’étendre sur d’autres diversités plus ou moins avouables et trop longues à énumérer.

Bref, si j’ose dire, avec cette panoplie complète d’écologiste et cette avalanche de caractéristiques diversificatoires,

je n’ai pas été choisi ! Même pas contacté !

Alors que j’avais déjà réjouis mon banquier en lui annonçant que mon salaire allait passer du Smic à près de 20.000 € , accompagnés d’avantages somptueux, voiture de luxe et de fonction, personnels à ma botte d’Italie, etc…

Nicolas ne m’a pas appelé encore cette fois et donc je ne serais pas ministre cette année !

Que je suis déçu ! Très déçu ! Terriblement déçu !

Enfin, peut-être dans huit mois….

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Ecolos vélo

J’habite une petite ville dont les maires successifs ont fait réaliser des pistes cyclables aux périphéries de la dite, mais pas à l’intérieur. Où, en plus, il n’existe aucun endroit prévu pour garer son deux roues écolo. Si bien que l’on a deux solutions, soit emporter sa bicyclette sous le bras pour faire ses courses, ce qui n’est pas toujours apprécié lorsqu’on rentre dans cet équipage chez un commerçant, même habituellement aimable, ce qui est déjà rare. La deuxième consiste à larguer son véhicule n’importe où, ce qui est très décoratif mais un tantinet audacieux. J’ai vu un matin un vélo attaché solidement par une chaîne à une sorte de barrière. A midi, il n’y avait plus de selle. Le soir, il ne restait plus que la roue avant toujours attachée à sa chaîne. Le malheureux propriétaire a dû apprécier qu’on lui ait laissé cet accessoire ; il a pu ainsi regagner son domicile en jouant au cerceau, avec la chaîne autour du coup… Ecolos vélo, écolos volés ! 

Les adeptes de ce moyen de transport sont encore peu nombreux…allez savoir pourquoi.

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Coccinelles avec deux l mais sans ailes

Il faut commander les coccinelles prédatrices, les grandes « jardineries » n’en ont pas en stock. Dix-huit euros et des prunettes pour une soixantaine de « pièces », livrées par la poste sous huitaine. Elles arrivent dix jours après sous formes de larves dans une petite boîte en plastique. Sur la soixantaine, il en reste une quarantaine, plus ou moins vivantes, d’une taille variant de 2 à 5/6 mm. Les autres ont visiblement été dévorées par leur congénères. Il faut disposer ces asticots à pattes sur les rosiers avec un pinceau (fourni), une rude épreuve, les bestioles voulant aller partout, sauf sur les plantes qui les attendent. Bref, une vingtaine arrivent tant bien que mal à destination. Mais là mystère. Soit qu’elles aient trouvé leurs camarades trop à leur goût, soit qu’elles aient tourné végétariennes, elles marchent sur les pucerons et les dédaignent superbement ! Alors qu’elles devraient attendre plusieurs jours pour commencer leur mutation, au bout de deux heures à peine, quelques unes, sont soit mortes, soit déjà transformées en coccinelles. Toujours sans toucher aux pucerons qui en rigolent encore. Résultat du match : pucerons plusieurs centaines, voire plus, coccinelles : zéro. J’allais oublier : il faut impérativement détruire toutes les fourmis avant d’introduire les coccinelles. En effet, la gente pas prêteuse ne voit pas d’un très bon œil des étrangers venir bouffer leurs élevages et elles tuent sauvagement les larves intruses avant qu’elles ne soient devenues adultes et plus fortes qu’elles. Alors la question se pose : comment détruire les fourmis écologiquement ? La réponse est toute prête chez le vendeur : les pièges à fourmis. Bigre ! Il s’agit là encore d’une boite en plastique dans laquelle on a mis un produit qui communique une maladie à l’ensemble de la colonie dès qu’une fourmi y a mis les pieds dedans. Mais, pas folle la guêpe, si j’ose dire, les fourmis, pas plus bêtes que les autres, se détournent du piège se gardant bien d’y mettre ne serait-ce qu’un orteil. Piège à con plus que piège à fourmis !

Quand j’apprends en lisant la notice accompagnant les coccinelles que celles-ci ont été infectées pour que les muscles de leurs ailes soient atrophiés afin qu’elles ne puissent plus voler, je me demande où réside l’écologie dans ce système. Estropier des pauvres bestioles qui ne demandent rien à personne pour les assigner à résidence, ou refiler à d’autres une maladie qui détruit toute leur colonie (quand le piège fonctionne ! ) je trouve cela atroce et digne de chercheurs un peu dérangés du cerveau. Ecologie, mon œil, et je suis poli ! Je crois que je vais bouffer les pucerons moi-même… Et je vais voir si je peux inviter un fourmilier à déjeuner chez moi…

 

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13 juin 2009

Ah le bon air de la.....

C'est pour bientôt ?

Le_bon_air3

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11 juin 2009

La crise increases

Après le miel d'apiculteur, voici que l'actualité parle des problèmes des "producteurs de lait". Il se plaignent que leur lait soit acheté à bas prix !
Pas étonnant, les gens préfèrent le lait des vaches.

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10 juin 2009

Péripéties d’un promeneur solitaire

Il y a quelques jours, une jeune fille m’a tapé dans l’œil. Depuis je ne dors plus que de l’autre. Si je la rencontre une nouvelle fois, je suis bon pour des nuits blanches.

Hier, j’ai étrenné un costume croisé tout neuf, tout en tissu, dernier chic. Sur les centaines de personnes croisées dans la rue, aucun choc; seule une femme a paru s’en apercevoir. Son mari devait avoir le même.

Aujourd’hui, je suis allé faire des courses en grandes surfaces. Après la bière « désaltérante » précédemment évoquée dans ce blog, deux autres surprises attendaient tranquillement ma venue.

La première, je l’ai rencontrée face à un « pot de miel  d’apiculteur » ! Jusqu’ici je ne connaissais que le miel d’abeille. Je sais bien que les abeilles sont en crise elles aussi, elles se rendent malades en aspirant plus de pesticides que de sucs de fleurs et elles en meurent. Mais je ne me doutais pas que les apiculteurs avaient appris à faire le miel eux-mêmes pour assurer leur relève! J’ai beaucoup de mal à les imaginer en train de butiner ! Quant au processus d’élaboration, je laisse à votre imagination  le soin de le deviner, de préférence pas aux moments des repas. Je m’en suis tenu, pour l’instant, tant qu’il est encore sur les rayons, au miel d’abeilles qui m’a semblé encore, malgré tout, plus naturel.

Deuxième surprise: un peu plus loin, dans le secteur des cacahuètes, j’ai aperçu un bocal de choses intitulé « mélange télé » ! Où le progrès s’arrêtera-t-il ? Qui aurait pu se douter un jour que l’on trouve en vente et en magasin, des amuse-gueule destinés aux postes de télévision ! J’espère qu’on ne va pas allé jusqu’à leur dédier des bouteilles d’apéro ! Je sais bien que la télé ne tourne pas rond et qu’un bon coup de remontant ne lui ferait pas de mal, mais quand même ! En rentrant, je me suis placé bien en face de mon poste et je me suis servi une bonne dose de whisky. Et moi, qui suis sobre comme un chameau qui n’a pas bu depuis deux jours, j’ai commencé à siroter en la narguant en en grignotant des cacahuètes. Eh bien, elle n’a pas bronché. Ouf, elle n’était pas encore contaminée. Il est vrai que c’est un vieux modèle que j’aurai dû mettre dans une maison de retraite depuis longtemps. Mais, je vais recommencer mon manège tous les soirs pendant un certain temps… pour voir si elle craque !

Surtout, n’oubliez pas : l’abus d’alcool est dangereux, même pour les postes télés.

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06 juin 2009

...à l'état pur !

Un jour, si je trouve le temps, j’écrirai un traité sur la connerie. Cette maladie, venue sans doute du fond des âges avec une certaine discrétion, semble se répandre aujourd’hui à la vitesse d’un tsunami et avec une ampleur mondiale. À tel point que je me demande parfois si moi-même je n’en suis pas atteint…

En attendant une réponse à cette question, je peux toujours citer  quelques unes de ces facéties du langage qui méritent d’être mis sur le compte de cette épidémie.

D’abord, cette publicité dans une grande surface, que je ne nommerai pas, par pitié : « Bière désaltérante ». Quel choc j’ai eu ! Moi qui jusqu’alors achetais de la bière pour cirer mes chaussures, ou astiquer mes plantes vertes, voilati pas qu’elle devenait buvable ! Avant, elle ne désaltérait pas, ceux qui en buvaient n’étaient que des originaux ou des boit-sans-soif. Maintenant, elle est enfin dé-sal-té-rante, et désormais tout le monde peut en boire. Bonne nouvelle non ?

Aujourd’hui, parlant de la proximité du bac, une reporter de télé a déclaré que « Certains prenaient des cours de rattrapage pour améliorer leurs lacunes » ! Je pense que c’est la meilleure solution pour augmenter ses chances de rater son examen. Mais est-ce bien le but recherché ? Quand à celle qui annonçait allègrement que les commerçants inondés jusqu’au cou «  allaient avoir des pertes sèches », elle n’était pas mal dans son genre non plus.

Ah, et cet homme politique, peut importe lequel, qui déclarait avec conviction « qu’il fallait s’unir ensemble ». Il avait choisi la formule la plus difficile, s’unir tout seul était de beaucoup plus aisée à entreprendre.

Aussi, cet expert, dit « intervenant », qui affirmait, toujours à la télé,  d’un ton docte « Devant la crise, les États ont des fortunes diverses ». The right word at the right place, isn’t it ?. Peut-être l’infortune aurait-elle été plus idoine. Enfin, quand on pense que toute l’économie mondiale reposait sur quelques gros pontes écervelés qui jouaient au monopoly, en achetant et en vendant en monnaie de singe des « produits » qui n’existaient pas, on peut passer cette connerie dans les moindres évènements.

Un autre de la même trempe annonçait que « les clients influençaient le commerce ». On pourrait ajouter sans être expert que les vendeurs ont aussi quelquefois un rôle à jouer dans les transactions.

Les publicistes chargés de trouver des slogans pour vendre les forfaits téléphoniques ne sont pas en reste. « Des prix préférentiels pour tous ! » . Voilà une bonne nouvelle ! On est choyé. Quelque soit le forfait choisi, il est préférentiel !

Ou encore « Des forfaits illimités ! » .

Enfin des forfaits au même niveau que la connerie !  

Encore s’agit-il ici de conneries de bas niveau, il y en a des milliers d’autres, déclamées ou réalisées par les grands hommes de ce Bas Monde.

 

Posté par gzormix à 15:34 - ACTUALITES - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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