Critiques de la raison pure

Encore des maux, toujours des mots, jamais les mêmes !

10 juin 2009

Péripéties d’un promeneur solitaire

Il y a quelques jours, une jeune fille m’a tapé dans l’œil. Depuis je ne dors plus que de l’autre. Si je la rencontre une nouvelle fois, je suis bon pour des nuits blanches.

Hier, j’ai étrenné un costume croisé tout neuf, tout en tissu, dernier chic. Sur les centaines de personnes croisées dans la rue, aucun choc; seule une femme a paru s’en apercevoir. Son mari devait avoir le même.

Aujourd’hui, je suis allé faire des courses en grandes surfaces. Après la bière « désaltérante » précédemment évoquée dans ce blog, deux autres surprises attendaient tranquillement ma venue.

La première, je l’ai rencontrée face à un « pot de miel  d’apiculteur » ! Jusqu’ici je ne connaissais que le miel d’abeille. Je sais bien que les abeilles sont en crise elles aussi, elles se rendent malades en aspirant plus de pesticides que de sucs de fleurs et elles en meurent. Mais je ne me doutais pas que les apiculteurs avaient appris à faire le miel eux-mêmes pour assurer leur relève! J’ai beaucoup de mal à les imaginer en train de butiner ! Quant au processus d’élaboration, je laisse à votre imagination  le soin de le deviner, de préférence pas aux moments des repas. Je m’en suis tenu, pour l’instant, tant qu’il est encore sur les rayons, au miel d’abeilles qui m’a semblé encore, malgré tout, plus naturel.

Deuxième surprise: un peu plus loin, dans le secteur des cacahuètes, j’ai aperçu un bocal de choses intitulé « mélange télé » ! Où le progrès s’arrêtera-t-il ? Qui aurait pu se douter un jour que l’on trouve en vente et en magasin, des amuse-gueule destinés aux postes de télévision ! J’espère qu’on ne va pas allé jusqu’à leur dédier des bouteilles d’apéro ! Je sais bien que la télé ne tourne pas rond et qu’un bon coup de remontant ne lui ferait pas de mal, mais quand même ! En rentrant, je me suis placé bien en face de mon poste et je me suis servi une bonne dose de whisky. Et moi, qui suis sobre comme un chameau qui n’a pas bu depuis deux jours, j’ai commencé à siroter en la narguant en en grignotant des cacahuètes. Eh bien, elle n’a pas bronché. Ouf, elle n’était pas encore contaminée. Il est vrai que c’est un vieux modèle que j’aurai dû mettre dans une maison de retraite depuis longtemps. Mais, je vais recommencer mon manège tous les soirs pendant un certain temps… pour voir si elle craque !

Surtout, n’oubliez pas : l’abus d’alcool est dangereux, même pour les postes télés.

Posté par gzormix à 20:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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