30 novembre 2008
Méga vaches !
Les producteurs de lait (ex-éleveurs de vaches) se plaignent
des conditions de vente de celui-ci. Ce n’est pas nouveau. Une fois on produit
trop et on ne vend pas; une fois on produit pas assez et le lait vient à
manquer. Le juste équilibre se trouve à la frontière de l’alternative. Mais
celle-ci est éphémère, voire fugitive.
Pourquoi ce déséquilibre permanent entre l’offre et le
demande ? Tout simplement à cause d’une latence entre les deux fléaux de
la balance. Quand on a trop de lait, on envoie les pauvres vaches à votre
boucher. Quand on en manque, il faut au moins deux à trois ans pour faire une
nouvelle productrice. Pendant cette période, c’est le paysan qui sert de vache
à lait.
Mais certains éleveurs semblent avoir trouvé la parade :
moins de vaches, mais plus de lait. Du moins si je m’en réfère à une image
tirée du dernier Marianne.
En effet, sur ce cliché, on peut voir deux paysans de taille
normale en train de ponctionner une vache monstrueuse. A vue d’œil, elle doit
mesurer au moins cinq à six mètres de longueur, sur deux mètres soixante-quinze de hauteur ! La capacité de
production doit avoisiner les cinq cents litres à chaque traite ! Une
vraie citerne sur pattes. De quoi remplir quelques biberons de petits d’homme.
Je ne sais pas si cela suffira à régler le problème du lait
en trop ou du lait en moins, mais ce dont je suis sûr, c’est que je n’aimerais
pas la rencontrer sur un chemin vicinal étroit avec ma 2 CV !
Quelque
peu alarmé, je formule un souhait :
Pourvu qu ‘elle reste herbivore !!!!
Et en plus, merci Grémi :
28 novembre 2008
On en apprend de belles !
Etrange nouvelle en effet sur la dernière page du Figaro Magazine de
cette semaine !
Anelka est en train de se métamorphoser ! Lentement, mais
sûrement.
Bon, il y a eu des précédents : notamment Lucius Apuleus au IIème
siècle raconte les métamorphoses du pauvre Lucius transformé en âne par une
maîtresse distraite. Kafka en 1915 qui nous décrit la transformation d’un jeune
homme en cloporte. En 1965, Granier-Deferre filme « La métamorphose des cloportes » eux-mêmes.
Alors, en quoi ce footballeur éminent se transforme-t-il ?
La réponse figure en dessous de l’article : En Mégane !
Avouez que cela n’est pas courant ! Mais c’est le progrès…
Pas en n’importe quelle Mégane ! Celle-ci ne pourra ouvrir ses
portes que trois jours, après…
Je ne veux pas solliciter une autocritique évidemment, mais on est en
droit de se poser des questions.
Qu’est-ce qui a bien pu déterminer ce choix ? En effet, lorsqu’on
a le privilège de pouvoir se métamorphoser, la sélection est vaste.
Pourquoi en Mégane, alors que ses modestes revenus lui permettraient de choisir plutôt une Ferrarri ou une Rolls
Royce ?
Comment fera-t-il pour continuer à shooter dans un ballon ?
Sera-t-il autorisé même à pénétrer sur un stade prévu plus pour des
crampons que des pneus Michelin ?
Saura-t-il toujours démarrer au quart de tour ? Et aura-t-il
toujours du coffre ?
Etant donnée la surface couverte, cette nouvelle apparence ne
conviendrait-elle pas mieux à un gardien de but ?
Pourquoi ne rester que trois jours ouvert, alors que des milliers de
supporters sont sur les starting-blocks, prêts à s’engouffrer dans les
portières ouvertes de leur idole ?
Personnellement, je reste pantois, ce qui ne me change guère.
Si vous avez des réponses aux questions posées, n’hésitez pas à m’en faire
part.
Merci d’avance.







