01 mars 2008
Pensée du jour
« Le chauve qui a un cheveu sur la langue et un poil
dans la main doit être considéré comme un dissimulateur. »
MON ÂGE ?
Certaines personnes, pour
me flatter, me disent : « Vous ne faites pas votre âge !».
Pour me flatter, ou pour
se payer ma tête... à crédit. Remarquez, il s’agit de ma part d’une supposition
gratuite, car à ma connaissance, ma tête n’a pas encore été mise à prix. Bien
qu’il faille reconnaître qu’elle en vaudrait la peine étant donnée sa rareté !
Si cela arrive un jour, sachez que je serais le premier à me dénoncer pour
toucher la prime ! En ces temps de disette, il faut prendre tout ce qui
tombe.
Je suis certain que ces
personnes pensent dans la leur, de tête, (c’est généralement là où s’exerce
cette activité, sauf pour les gens qui n’ont pas de tête)... qu’elles pensent
donc : « Je lui donnerais bien cinq ans de plus ! (voire
dix selon l’heure à laquelle a lieu la rencontre ) ». D’aucunes
sont allées jusqu’à quinze, mais elles ont été admises à l’hôpital dans les
jours qui suivirent.
Faire son âge, ce n’est
pas si facile.
Comment fait-on son
âge ?
Vous savez faire un âge,
vous ? Est-ce que vous savez faire le vôtre au moins ?
Avoir quarante ans, c'est
net, c'est logique, c'est mathématique, du moins on le crois.
Mais, avoir quarante ans
n’est vrai qu’une fraction de seconde. Après, vous ne les avez plus. Et pourtant,
vous allez affirmer pendant les trois cent soixante-cinq jours (trois cent
soixante-six, les années bissextiles) qui vont suivre que vous avez quarante
ans. Et après l’autre fraction de seconde qui vous fera basculer dans la classe
supérieure, vous consentirez à avouer que vous avez quarante et un ans, alors
que vous ne les avez déjà plus… pfuitt… ! Révolus ! Car vous venez,
en fait d’attaquer votre quarante deuxième année, etc.
Je dis quarante ans, car
c’est à peu près mon âge... si je savais le faire... mais je ne sais
pas... enfin à quelques années près. On
ne va quand même pas chipoter... !
D’abord, l’âge, qu’est-ce
que c’est ? Avoir des rides ici ou là, ou bien là ou ici ou quoi, il y a
tellement d’âges.
Tenez, je vais en citer
quelques-uns, en partant du fond des âges.
Il y a eu l’âge de
pierre, il y eu l’âge de Jean-Paul, un âge canonique.
Il y a eu l’âge de fer.
Paix à ses cendres. Il y a aussi l’âge de faire n’importe quoi.
Il y a eu le Moyen-âge,
avec ses carnages, maintenant, il y a les plastiquages et les prises d’otages.
Il y a le premier âge,
avec son babillage, le deuxième âge avec son baragouinage.
Et puis l’âge tendre pour
les têtes de bois. L’âge ingrat pour les obèses, l’âge bête, pour les ânes et
les oies blanches. Il y a aussi l’apprentissage, le premier dégrafage de
corsage suivi de peu par le dépucelage. L’âge de raison, pour les plus forts.
Le mariage pour les autres…avec les nuages qui s’ensuivent…
Il y a l’âge moyen que
l’on hésite à franchir. La force de l’âge quand on est affranchi. Le surmenage,
quand on en fait trop.
Il y a l’âge d’or, celui
dont on rêve jusqu’au dernier jour.
Il y a le bel âge,
lorsqu’il s’épanouit en fleur. Puis l’âge mûr quand on peut enfin cueillir le
fruit de son expérience, celle qui vous donne l’apanage des adages. Et enfin, le grand âge, quand on se rapetisse,
puis le hors d’âge, quand on s’approche des étoiles.
Je citerai encore
l’exemple de ce laboureur qui se creusait la tête pour approfondir l’age de sa
charrue. Tenez, il y a aussi mon chat qui a un pelage de ses artères, mais je
ne sais vraiment pas ce que cela peut apporter à ma démonstration.
Alors son âge, comment le
faire ?
En fait, personne ne le
souhaite vraiment, bien au contraire. Les jeunes (mais jusqu’à quel âge ?)
souhaitent qu’on leur donne un peu de bouteille (surtout les apprentis
alcooliques). Les autres (mais à partir de quel âge ?) préfèrent de
beaucoup une sous-évaluation du nombre d’années accumulées.
Pourtant, sûrement malgré
eux, il y a des gens qui y réussissent. On dit d’eux : « Celui-là,
il fait bien son âge ! ».
Mais, celui qui sait
faire son âge ne le sait jamais, car les gens lui disent : « Vous
ne faites pas votre âge ! ». Alors que faire ?
Peut-être essayer de
devenir comme ces personnes insignifiantes dont on dit, avec un soupçon de dédain : « Ce
sont des personnages sans âge ! ». Celles-là, non seulement sont
incapables de faire leur âge, mais en plus, on ne peut même pas leur en donner
un ! Résultat : elles en sont complètement dépourvues !
C’est peut-être cela le
secret de la vie éternelle !
Quel grand avantage !
Gzormix
RIRES FOUS ET INVERSEMENT
Un fou à lier est aliéné (enfin, pas
toujours !) mais, il n’est pas forcément fou à lier né. Ce qui ne nous avance pas pour autant.
Un infirme qui dément est plus cru qu’un dément qui
infirme.
On peut donc en déduire qu’un infirme est plus cru
qu’un fou.
Et en conclure qu’un fou aliéné est définitivement
cuit ?
D’ailleurs, un fou ne rit pas, ou alors il a un rire
sardonique, ou satanique. Mais le plus souvent, il ricane. Alors qu’une cane ne
rit pas. Ou rarement, et toujours discrètement,
sans montrer les dents.
C’est fou non ?
A propos de fou, j’ai vu il y a peu deux personnes
atteintes d’un fou rire grave. Ils sont morts de rire quelques minutes
après ! Il vaut mieux en rire qu’en pleurer !
Plus on est de fous, plus on rit, c’est bien connu
et très souvent utilisé, même par des personnes pouvant être sérieuses par
ailleurs. Mais en goguette, elles ne se tiennent plus.
Le rire étant communicatif, on arrive à des fous
rires collectifs et alors, les gens arrivent de toutes parts pour savoir ce qui
fait rire.
Tant et si bien qu’à un certain moment, il y a un
monde fou et les gens se demandent pourquoi ils sont là. Là il y a un fou qui crie : « Au
fou ! », tout le monde
comprend : « Au feu ! ». Et là c’est le carnage. On écrase
les enfants et les femmes d’abord, ce sont ceux qui courent le moins vite.
Ayant achevé cette tâche, les hommes se battent pour savoir lesquels d’entre
eux seront écrasés. Tout cela à cause d’une goguette. Le rire a encore
frappé !
Et plus personne ne rit. Ceux qui ont perdu la vie,
évidemment, et ceux qui ont perdu un proche. Il y en a même qui meurent de
chagrin. Tout cela à cause d’un rire parti on ne sait d’où.
Autrefois les discrets riaient sous cape, maintenant
qu’il n’y a plus de cape, allez donc rire sous un tee-shirt ! (Encore
que j’en connais qui ne diraient pas non, à condition que ce soit sous sein
privé). Ou sous string à la plage... ou ailleurs.
Quand on pense que le rire est le propre de
l’homme ! Encore qu’il est le propre de l’homme, à condition qu’il ne soit
pas gras. Je parle du rire, pas de l’homme. Encore que l’homme gras soit en
général plus expansif, donc plus communicatif… comme le rire.
Le fou rire, pas plus que le rire jaune, ne sont interdits aux asiatiques mais ils ne s’en servent pas de peur de perdre
la face. Ce qui serait gênant pour faire bonne figure. Ils ne s’autorisent donc
qu’un sourire.
Un sourire n’est pas exactement un sous rire mais un
rire qui soupire ou ne veut pas, ou ne peut pas, s’épanouir.
Le gloussement est un genre de rire réservé aux
dindes et aux pintades, à plumes ou à poil. On les distingue par le fait que
les unes sont parées pour être cuites et les autres déshabillées pour être
consommées… si on veut parler cru.
J’ai connu un homme, non plusieurs, non, énormément
d’hommes fous des femmes. En général, mais aussi en particulier, les femmes ont
eu raison d’eux. Et ils ont perdu la raison. Il faut être raisonnable en tout.
Aussi, quand une femme dit qu’elle est folle de vous, peut-être qu’elle se rit
de vous. Alors, si c’est encore possible, réfléchissez avant de vous aliéner.
Quand on pense au monde fou qui se presse à nos
frontières pour demander le droit d’asile ! Vraiment, il y a pas
de quoi rire.
Il y a moche lurette qu’il n’y a plus de place libre
dans ces établissements spécialisés.
Sauf pour moi. J’y ai une place privilégiée obtenue
grâce à mes capacités exceptionnelles de raisonnement : je suis
directeur d’un de ces centres d’accueil et je m’amuse comme un petit fou avec
mes pensionnaires !
Et youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
Gzormix





