28 janvier 2008
Haïku du jour
Ma femme est
partie
Lumière de mes
jours
Chaleur de mes
nuits
Hélas, hélas,
hélas
Elle va
revenir
26 janvier 2008
Haïku du jour
Feuille du
saule
Larme du
pleureur
Sur l’onde
s’en est allée
Vers la mer
immense
Crier ma peine
Bien plus grande encore
20 janvier 2008
Haïku du jour
Ma femme est
partie
Avec son amant
Et mon
parapluie
Pourquoi lui ?
12 janvier 2008
Aparté du jour
« Il y a la brume, le
brouillard, le givre, le verglas, le crachin, l’ondée, l’averse, la giboulée,
le grésil, la grêle, l’embrun, la tempête tropicale, la mousson, et parfois
même, il tombe de l’eau. Et c’est heureux. »
11 janvier 2008
SURBOOKEE
« Salut
Julien !
Je t’envoie ce petit mot
pour te remercier de m’avoir prêté ton livre et l’annuaire téléphonique.
J’ai commencé par lire
ton roman. Il est ab-so-lu-ment génial !
Cependant, je n’ai pu en lire que quelques pages car il
y a beaucoup de personnages et j’ai dû en recommencer la lecture plusieurs
fois. Mais, c’est vraiment génial, tu as beaucoup de talent !
En revanche, je n’ai pas
encore ouvert l’annuaire.
D’ailleurs, je n’en ai
plus besoin et je vais te le renvoyer. Figure-toi que j’ai retrouvé le calepin
sur lequel j’avais noté le numéro de téléphone de ma copine. Je l’avais glissé
sous le pied de ma table de cuisine parce qu’elle boite un peu. Pas ma copine,
la table.
C’était le jour des
retrouvailles car, tiens-toi bien, j’ai aussi retrouvé le DVD que tu m’avais
prêté il y a à peu près deux semaines. Il était dans le frigo, au milieu d’une
pile de crêpes que j’avais préparées pour les déguster en regardant le film. Je
l’ai cherché partout, en vain, alors l’envie des crêpes m’était passé. Un
moment, j’ai cru que j’avais mangé le DVD !
Oh mince ! Je viens
de m’apercevoir que les crêpes que je croyais avoir jetées étaient encore dans
le frigo. Alors, j’ai dû jeter le DVD dans le vide ordures à leur place. A
moins que je l’aie mis ailleurs.
Je vais continuer de le
rechercher et après je me remets à ton roman, c’est promis.
Merci pour tout.
Ta copine Julie.
PS : je n’ai pas encore compris pourquoi tu
voulais écrire mes mémoires ! »
MARCHES A NE PAS SUIVRE
Certains chapeliers et autres modistes
envisagent de faire reconnaître leur propension à marcher à pas feutrés comme
une maladie professionnelle.
Le trou de la Sécu risque de se creuser de
quelques milliards de plus, d’autant mieux que les comptables et autres
calculateurs veulent suivre ces initiateurs en faisant une démarche similaire,
sous prétexte qu’ils n’avancent qu’à pas comptés.
A quand les banquiers qui n’avancent pas du
tout, ou si peu, et les crémiers qui marchent sur des œufs, les notaires pas
clairs qui avancent aux pas de clerc, les trappeurs qui marchent à pas de loup,
et les gogos qui marchent à tous les coups ?
10 janvier 2008
Aparté
« Depuis que mon chien a un chat dans la gorge, mon chat est aux abois ».






