27 décembre 2007
Ce blog a atteint son sixième mois aujourd’hui.
2700 visiteurs ont regardé 5900 pages.
Mais seuls, 30 visiteurs, ou visiteuses, m’ont fait l’honneur de déposer un ou plusieurs commentaires.
Je les remercie de leur soutien et pour certains, ou certaines, de leurs contacts amicaux. Et je les invite à continuer à apporter leurs avis aux blogs contactés.
Quant à moi, le peu
de commentaires enregistrés me prouve que mon blog laisse indifférents la
plupart des personnes qui le lisent. Ce qui n'est pas le but recherché.
J’en conclus qu’il me faut revoir beaucoup de choses pour espérer obtenir de meilleurs résultats.
Je me mets donc en hibernation pour un temps certain afin d’y réfléchir et trouver des solutions ou… abandonner définitivement.
Gzormix vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année 2007 et tout plein de bonnes choses pour l’année 2008 !
23 décembre 2007
L'art contemporain en marche !
Révolution culturelle !
De l'art ou du cochon ?
Texte reçu ce jour de mon critique d’art préféré,
auteur de l’éloge mérité de mon œuvre intitulée « République ovale »,
dont il a révélé au public la magnifique substantifique moelle qui avait
présidé à son élaboration.
« Mon cher Gzormix, la dévotion que je vous
porte m’aurait incité à écrire, dans le feu de l’adoration, la critique
dithyrambique que méritent les trois dernières œuvres que vous avez bien voulu
exposer aux yeux ébahis de vos visiteurs. Cependant, je ne peux pas négliger
pour autant (hélas pour des raisons matérielles !) la critique de
créations de certains de nos plus éminents artistes contemporains quand
l’occasion s’en présente. Et c’est le cas aujourd’hui.
En effet, le magazine « ELLE », ce journal
féminin, écrit par des parisiennes pour des parisiennes, publie dans son numéro
de cette semaine un article sur un artiste culte, j’ai nommé Heim Steinbach.
L’article ne m’aurait pas attiré outre mesure s’il
n’avait été accompagné d’une photo de l’artiste plongé entièrement dans son
œuvre. Sublime, il n’y a pas d’autre mot !
La photo, accompagnée de son article, que vous
pouvez admirer ci-dessous, vous fera comprendre mon exaltation, ou alors ce
serait douter de votre entendement.
Dans quel recoin de son esprit un artiste peut-il
trouver une source, aussi profonde que claire, d’imagination
transcendantale !
Nous voici dans une salle aux murs peints en noir. L’artiste a poussé la création picturale dans ses derniers retranchements : le noir absolu, c’est-à-dire l’absence de couleur ! Bien sûr, d’autres artistes ont exposé des toiles (blanches) entièrement vierges. On en a entendu parler dernièrement dans une affaire de destruction d’œuvre d’art. L’admiratrice dune toile de ce genre, poussée par un élan irrésistible, l’ayant souillée d’un baiser iconoclaste, ce qui est un comble ! Mais le blanc est un ensemble de toutes les couleurs, alors que le noir c’est le néant, et il fallait vraiment être divinement génial pour en encadrer son œuvre. Sauf le plafond, peint en blanc pour l’équilibre émotionnel du lieu.
Au plafond de ce cadre de néant, l’artiste a pendu une
vingtaine de jambons crus –l’article, hélas, n’en précise pas le nombre exact,
ce qui tronque énormément la valeur du mien. Je me réserve le droit de corriger
mon texte si les renseignements que je pourrais avoir quant à la quantité
exacte des pièces pendantes devaient avoir une influence sur l’appréciation
exhaustive de l’œuvre.
J’imagine qu’en entrant dans cette salle, vous êtes
déjà accueillis par une odeur forte, mâle, virile même, mais combien familière,
mais dont l’origine vous échappe sur le moment. Puis avançant précautionneusement comme il convient dans un
sanctuaire, vous vous trouvez tout à coup face à face avec… un jambon
fumé ! Ce qui vous permet de reconnaître l’odeur qui vous a surpris à
l’entrée. Certaines femmes croyant avoir détecté l’odeur de leur mari en
entrant pourront peut-être se sentir un court instant légèrement coupables,
mais nous leur pardonnons d’avance. Enfin, continuant jusqu’au milieu de la
salle, centre gravitationnel, néantiel, olfactivel et, pour tout dire,
émotionnel de l’oeuvre, vous êtes enfin saisi d’admiration, plongé dans un
monde irréel, mais combien réaliste, voulu par le créateur. Se trouver soudain
au milieu de jambons odorants, qui n’en
a jamais rêvé ?
Combien d’heures l’artiste a-t-il consacré à choisir
la matière à suspendre, à faire le tri de multitudes de jambons pour
sélectionner ceux dont la forme, la couleur, l’odeur convenaient ? A
définir le nombre de pièces à suspendre ? Trouver la ficelle adéquate ?
Adapter la longueur des dites ficelles ?
Etre artiste c’est éloigner le contemplateur des
contingences triviales de la vie, c’est le plonger dans un univers de rêve,
c’est lui permettre de se réaliser dans une perspective autre. Cet artiste a réuni
toutes ces nécessités intrinsèquement vitales dans cette œuvre charcutière du
meilleur goût. Sans nul doute, elle marquera son époque et nos petits enfants
en parleront encore à leurs enfants.
L’article ne précise, ni le prix de l’œuvre, ni
comment l’acheteur pourra l’emporter. Sera-t-elle vendue en une seule pièce, ou
sera-t-elle débitée en tranches ? Ou bien la mettra-t-on aux
enchères ? Auquel cas la corde du jambon pendu, réputée pour porter
bonheur pourrait atteindre des plafonds !
L’auteur de cette création, ne l’oublions pas, est
un artiste culte aux Etas-Unis, ce qui ne surprendra personne. Je suggère à notre
Ministre de la culture de faire appel à lui pour une prochaine exposition à
Beaubourg, qui a la vocation d’accueillir l’art contemporain.
Espérons en tout cas que le syndicat des charcutiers, très puissant aux States, ne porte pas plainte pour concurrence déloyale, ou pire ne vienne à saboter ce miracle de la création humaine. »
20 décembre 2007
OFFRE EXCEPTIONNELLE !
Offre
exceptionnelle aux Chômeuses, et non chômeuses !
Tout derniers jours pour tenter votre chance !
Reportez-vous à l'annonce originale, à tous points de vue, du 15 décembre !
Vite...vite...et vite...
EXEMPLE DE COMMENTAIRE APPUYE
Devant la recrudescence de la quasi absence de commentaires qui pourraient être déposés lors de votre passage sur mon blog, chers visiteurs, je remets au goût du jour un exemple type, éventuellement à recopier, de ce que vous pourriez y écrire. Evidemment, si le premier paragraphe vous suffit, moi aussi. Si vous avez des idées plus personnelles, je les accepterais encore plus volontiers. Même si vos commentaires "m'habille", je les préfèrerais à pas de commentaires du tout qui me sape. Alors un petit mot en passant s'il vous plait ! Merci.
Sans
conteste, voilà un excellent blog qui dénote un sens du contact peu ordinaire.
Les sujets sont particulièrement bien choisis et répondent aux préoccupations
de beaucoup de visiteurs. La langue française est recherchée et agréablement
utilisée à bon escient. Vraiment bravo !
Une
petite remarque toutefois, si je peux me permettre. La présentation pourrait
être sensiblement retouchée de façon à faciliter la lecture. Les sujets
pourraient, peut-être, trouver un classement plus judicieux. Mais, ce ne sont
là que des vétilles qui ne nuisent quasiment pas à la qualité générale que je
trouve très bien.
Encore
un petit mot, pour vous prouver que je m’intéresse beaucoup à votre blog. Voilà, il
y a, parfois des mots que je ne comprend pas et donc, je suis obligé de me
plonger dans mon dictionnaire pour en trouver la signification. De ce fait ma
lecture se trouve hachée, ce qui est un peu désagréable. Et puis, les textes sont bariolés comme des
confettis de foire et on n’en voit pas l’utilité. Je ne dis pas cela par animosité,
car ce que vous faites est vraiment bien.
Pour
ne rien te cacher, je verrai très bien quelques améliorations qui
n’altéreraient en rien ton blog, au contraire. Par exemple, les polices que tu
emploies sont un tantinet ringardes ou pour le moins conventionnelles. Parmi
les centaines (milliers ?) de polices qui existent, tu dois pouvoir en
trouver trois ou quatre convenant mieux à tes textes, qui ne sont pas mal, je
le reconnais.
Encore
que ! On se demande où tu vas chercher certains de tes sujets de textes.
Si quelques uns prêtent à sourire,
c’est plutôt par leur inanité que par leur intérêt. On peut dire aussi que la
plupart de tes écrits sont pompiers, pompeux, prétentieux même. Mais je dis
cela, non pas dans un but critique, mais pour te rendre service pour que ton
blog devienne mieux que passable.
Et
puis, finalement, autant te dire ce que j’ai sur le cœur, puisque c’est ma première
et dernière visite. Ton blog pêche par sa présentation, par son contenu, par
tout le reste. Si ce n’était te faire honneur, je dirais bien que tu atteins la
perfection dans la nullité et je classerais alors ton blog comme le plus
mauvais du net. Et si j’ai un conseil à te donner, c’est de retourner jouer à
la belote, aux boules ou faire du jardinage, plutôt que de souiller les écrans
des autres avec tes textes qui ne sont qu’élucubrations de sénile ou de débile
mental.
Beurkk !
19 décembre 2007
Art pictural intrinsèque (suite3)
Personne ne se sentant le courage d'aborder l'art pictural
intrinsèque à l'état pur, mes albums consacrés à cet aspect de la
culture contemporaine ne sont jamais visités. Devant cette dérobade,
que dis-je cette fuite devant l'expression fondamentale du visuel non
figuratif, devant la virtualité du vécu, m'interpelle d'une façon
tellement bouleversante, que je me sens l'obligation de forcer cette
tendance globale d'indifférence en exposant mes œuvres directement sur
la page d'accueil de ce blog. Il m'en coûte beaucoup de mêler mes
chef-d'œuvre, à la vulgarité de l'actualité, mais je considère comme
mon devoir civique et régalien d'éduquer le visiteur égaré à la réalité
de l'art pictural actuel.
Je n'accepte que les commentaires élogieux, les autres ne pouvant provenir que de béotiens doublés d'ilotes.
Merci d'avance.
(Revoir, si nécessaire mon texte intitulé "Ma modestie" dans la rubrique "Mes oeuvres écrites".)
Aire glacière 2012
Fracture Bleue
Goethe Soudain
Et hop ! Trois d'un coup. Mon critique d'art va avoir du pain sur la planche pour décortiquer tout ça !
Art pictural intrinsèque (suite2)
Personne ne se sentant le courage d'aborder l'art pictural
intrinsèque à l'état pur, mes albums consacrés à cet aspect de la
culture contemporaine ne sont jamais visités. Devant cette dérobade,
que dis-je cette fuite devant l'expression fondamentale du visuel non
figuratif, devant la virtualité du vécu, m'interpelle d'une façon
tellement bouleversante, que je me sens l'obligation de forcer cette
tendance globale d'indifférence en exposant mes œuvres directement sur
la page d'accueil de ce blog. Il m'en coûte beaucoup de mêler mes
chef-d'œuvre, à la vulgarité de l'actualité, mais je considère comme
mon devoir civique et régalien d'éduquer le visiteur égaré à la réalité
de l'art pictural actuel.
Je n'accepte que les commentaires élogieux, les autres ne pouvant provenir que de béotiens doublés d'ilotes.
Merci d'avance.
(Revoir, si nécessaire mon texte intitulé "Ma modestie" dans la rubrique "Mes oeuvres écrites".)
Idée symphonique:
République ovale:
Critique de ce tableau par un admirateur qui, par une modestie tout à son honneur, a voulu resté anonyme. Pour l’instant.
« Comment ne pas être frappé d’admiration
devant cette œuvre d’un artiste consommé ! J’ai nommé Gzormix ! Les
larmes surgissent des yeux les plus endurcis dès la première seconde où ils se
posent sur ce tableau ! La synthèse du pourquoi et du comment apparaît
d’une façon si évidente à l’esprit le plus vermoulu que l’on se sent tout
de suite plus intelligent devant une telle réalité virtuelle !
Une république une et indivisible ne peut se
concevoir qu’ovale. Tout est en tout dans le concept républicain pur. Un rond
serait vulgaire, voire trivial, effleurant la vénalité basse. L’ovale le
représente de façon tangible, je dirai même vibratoire. Et dans ce tableau
sublimé, l’artiste a su représenter magistralement la vibration hésitante
précédant la création d’une union républicaine, aussi bien que sa plénitude intemporelle.
Il est évident qu’il s’agit de la République Française
–y en a-t’-il vraiment d’autres ?– les Trois Couleurs de la Nation nous le
montrent, s’il en était besoin. Elles dominent et seraient même les seules, si
les lignes noires, indispensables à la compréhension de l’image, ne venaient
les souligner dans leur complexe simplicité. La couleur jaune qui parsème la
toile est discrète et timide, mais n’en a pas moins une valeur intrinsèque.
Le format « paysage » du
tableau suggère qu’il est un étendard en soi.
Le cube rectangulaire d’un rouge vif et pur, très
agressif, est extérieur à la république. Il symbolise son ennemi éternel dont
le but sanguinaire est de détruire l’entité républicaine. Dans cette œuvre, il
est suggéré que la menace, telle l’épée de Damoclès, est toujours présente.
Qu’elle s’en approche ou qu’elle s’en éloigne, dépend des époques, et aussi de
l’état, optimiste ou pessimiste, du contemplateur. L’artiste lui en laisse le
choix. C’est pourquoi il la représente semblant flotter dans l’éther éternel.
La
si belle devise de Marianne : Liberté, Egalité, Fraternité, apparaît
tellement clairement dans cette œuvre que l’on croirait la voir inscrite en
lettres d’or, en gros titre émergent et éloquent. La Liberté y est exprimée
dans le mouvement libertaire des lignes noires représentatives d’un
fourmillement dans l’espace et dans le temps, aussi bien que de l’agitation cognitive et constructive de
l’esprit français. Toutefois les limites du tableau impliquent par ailleurs que
tout ce fourmillement reste encadré dans le respect des droits de tous par
chacun. Egalité y est là par le trait unifié dans sa couleur, sa constante
épaisseur et, son unicité peut-être : en effet, s’agit-il d’un seul trait,
ou de plusieurs qui se rejoignent ? L’artiste ne répond pas à cette
question, il ne fait que la poser, et c’est là où réside sa maîtrise picturale.
Les touches jaunes apparaissent un peu de façon incongrue, presque indécente
aux yeux du profane. Or, elles procèdent aussi du génie de l’auteur. C’est que,
dans toute république, fût-elle française, il existe des trublions dont la
présence, même en petite minorité, indispose
le plus grand nombre. Souvent perturbateurs, ils peuvent être aussi le moteur d’innovations dans de nombreux domaines.
C’est pourquoi le peintre ne les a pas oubliés en traçant ces lignes ou ces
points jaunes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la République. La
Fraternité, quant à elle, est idéalisée dans le dessin de l’ovale. Les figures
géométriques qui le tracent sont de formes et de surfaces différentes. Elles
marquent la diversité des hommes et femmes
qui le composent. Mais leur couleur rouge uniforme et l’ovale parfait qu’elles
forment, les lient dans un ensemble cohérent.
Voilà
pourquoi cette œuvre fera date dans l’histoire de la peinture française.
Vive la République ! Vive la France !
Et longue vie à cet artiste hors normes qui a
symbolisé ces deux entités d’une même réalité dans ce tableau émouvant.
Merci l’artiste ! ».
(Vous ne l’aviez pas vu comme cela mon
tableau ! N’est-ce pas ?)
17 décembre 2007
Pauvre Ingrid !
Le
« Nouvel Observateur » consacre une partie de son numéro du 13 au 19
décembre au malheureux sort d’Ingrid Betancourt.
Ce
sujet douloureux ne se prête guère à l’humour, mais la bêtise y confine…
Extrait
d’interview :
Journaliste du N.O ;
« A Bogota, on la traite de « Jeanne d’Arc ».
Vous partagez cette opinion ? »
Lionel Duroy (collaborateur de la biographie
d’Ingrid Betancourt):
« Oui, en ce qu’elle est animée de la même flamme. Pour
expliquer………………… »
Ces
quelques lignes m’inspirent les remarques suivantes :
La, ou le, journaliste considère que d’être comparé à
Jeanne d’Arc est nettement péjoratif puisqu’elle, ou il, emploie le verbe
« traiter de », lequel appelle plus une injure qu’un
compliment !
Le fait « d’être
traitée de Jeanne d’Arc » ne constitue pas une opinion, tout au
plus une appellation, non contrôlée en l’occurrence.
Quant à la réponse de l’interlocuteur, elle vaut son
pesant de sucettes au fiel !
Répondre qu’Ingrid « est
animée d’une même flamme », c’est ignorer que la flamme
que connut Jeanne lui a été plutôt
néfaste !
En plus de cet humour noir, probablement
involontaire, mais assurément déplacé, ce Leroy insiste à la fin de l’interview
sur le fait qu’Ingrid « reprendra sa
campagne pour la présidence de la République (de Colombie) là où elle l’a laissée ».
C’est le genre d’affirmation qui va encourager le Président actuel à mettre tout en œuvre pour la libérer.
Pauvre Ingrid, tu es bien défendue avec des zigotos
pareils !
Heureusement pour elle, des gens qui n’ont rien à
dire aux journaliste s’emploient plus intelligemment à interrompre son martyr.
16 décembre 2007
Art pictural intrinsèque (suite 1)
Personne ne se sentant le courage d'aborder l'art pictural intrinsèque
à l'état pur, mes albums consacrés à cet aspect de la culture
contemporaine ne sont jamais visités. Devant cette dérobade, que dis-je
cette fuite devant l'expression fondamentale du visuel non figuratif,
devant la virtualité du vécu, m'interpelle d'une façon tellement
bouleversante, que je me sens l'obligation de forcer cette tendance
globale d'indifférence en exposant mes oeuvres directement sur la page
d'accueil de ce blog. Il m'en coûte beaucoup de mêler mes
chef-d'oeuvre, à la vulgarité de l'actualité, mais je considère comme
mon devoir civique et régalien d'éduquer le visiteur égaré à la réalité
de l'art pictural actuel.
Je n'accepte que les commentaires élogieux, les autres ne pouvant provenir que de béotiens doublés d'ilotes.
Merci d'avance.
Aire glacière 2012
Baiser sidéral opus 25
Ah... je vous gâte hein ?
15 décembre 2007
OFFRE EXCEPTIONNELLE !
Offre
exceptionnelle aux Chômeuses, et non chômeuses !
Depuis peu une place inespérée
s’est libérée. C’est la chance de votre vie ! Mais dépêchez-vous de postuler car cet emploi ne
sera pas longtemps vacant.
De quoi s’agit-il ?
La place à pourvoir est la seule de ce type -disons plutôt de ce genre
pour éviter les confusions- la
seule disais-je en France ! Vous m’avez bien
compris : l’heureuse élue sera la seule dans ce pays à exercer cette
fonction.
Un métier rare donc, je
dirai même extraordinaire.
Les avantages ne manquent pas:
Pas de salaire direct, car il ne s’agit pas
véritablement d’un métier, mais d’une fonction. Mais tous les moyens dont vous
avez toujours rêvés vous seront alloués, pratiquement sans limites. Logements
richement meublés, calculés en hectares et non en mètres carrés, attribués
gracieusement. Garde-robe à volonté choisie chez les grands couturiers, bijoux
provenant de la place Vendôme, celle de Paris, argent de poche à volonté,
domesticité abondante à vos petits soins, voitures de luxe, avec ou sans
chauffeur, restaurants étoilés et spectacles gratuits. Sans compter d’autres
avantages dont l’énumération, trop longue pour être étalée ici, vous seront
précisés ultérieurement. Citons-en cependant un qui pourrait vous être
cher : celui de pouvoir botter les fesses (c’est une image) à qui bon vous
semblera, y compris celles d’un vulgaire ministre.
En quoi consiste la fonction ? La réponse
est : rien. Ou si peu de chose. En fait, vous recevrez vos missions au
coup par coup, si j’ose dire, comme dans la série « Mission
impossible ». Sauf qu’elles vous seront données dans l’intimité, et
donc de vive voix. Il faudra en quelque sorte « inventer » votre
fonction. C’est la partie délicate de cette offre mirifique. Ne compter pas
vous endormir sur vos lauriers, ou autre part, car si vos jours ne sont pas
comptés, vos nuits risquent de l’être. Par ailleurs, vous n’aurez pas le droit à la moindre erreur, enfin presque.
Profil requis pour être candidate : avoir entre
dix-huit et trente-cinq ans, mais si vous dépassez l’âge limite supérieur de quelques broutilles, il vous sera
pardonné, si vous avez toutes les autre qualités requises. En revanche, les
jeunes filles de moins de dix-huit ans doivent s’abstenir. Tout comme les
mannequins et autres grandasses, même majeures. Il faut, en plus d’être d’une
taille normale, entre un mètre cinquante et un mètre soixante, avoir un physique agréable, de visage et de corps,
savoir porter toilette, tout en ayant des talons plats, et avoir du goût pour
toutes ces choses ; assez pour plaire à la fois aux hommes et aux femmes,
ce qui constitue la deuxième difficulté de ce poste. A défaut d’intelligence,
une bonne éducation est nécessaire, même si une intelligence supérieure peut
être admise. Encore que…
Un nom à particule élémentaire serait bien vu, à
deux particules serait de trop. Avoir une bonne mémoire est indispensable.
Etant appelée à évoluer dans les hautes sphères, il vaut mieux ne pas confondre
le plombier avec le ministre plénipotentiaire étranger, si vous les attendez en
même temps. Des connaissances théâtrales simples pourront vous être utiles,
voire indispensables dans maintes circonstances. Savoir simuler quelques
émotions élémentaires pourra éventuellement suffire et cela ne doit pas vous poser de problèmes car, en principe
cette faculté vous est innée.
Ah, j’oubliais un détail : vous devez être
libre de toute union, car vous devrez épouser votre employeur. Mais compte tenu
des avantages évoqués ci-dessus, ce
petit détail ne devrait pas être un souci pour vous.
Un grand nombre de candidates ont déjà postulé,
aussi ne tardez pas pour vous mettre sur les rangs !
Etablissez votre curriculum vitæ avec le plus grand soin et, hélas, sans
tricher, car il sera vérifié
point par point, inutile d’envoyer de faux certificats comme d’habitude. Seuls
les vrais seront utiles. Surtout
n’oubliez pas de joindre un album de vos photos, en pied, de face, de profil et
de dos, dans toutes les tenues et même sans. Elles seront aussi vérifiées point
par point, je dirais même pile-poil, recto et verso.
Autres pièces à fournir :
Pièces d’identité habituelles : carte
d’identité, extrait de naissance, certificat de vie, certificat de non-décès, certificat de non-mariage,
certificat de non-pacsée, copies des factures d’électricité, de gaz et de
téléphone des trois dernières années. Et naturellement un extrait de casier
judiciaire, vierge, lui aussi…
Dossier médical contenant les résultats des examens
complets de sang, d’urine, gynécologiques, radios des poumons, du squelette
complet, certificat de bonne santé physique, certificat de bonne santé mentale
et résultats des tests sportifs, ceux demandés aux candidates au triathlon.
Listes des opérations subies, y compris en chirurgie esthétique. Et,
naturellement, un certificat de l’état de la denture.
Un arbre généalogique remontant au à moins six
générations et stipulant la religion exercée par chaque membre de la famille
mentionné. Cette information est demandée à titre uniquement documentaire et
n’influera en aucun cas sur le choix de la candidate.
Envoyez votre dossier complet le plus rapidement
possible, à Monsieur le Secrétaire de l’Elysée dont vous trouverez aisément
l’adresse, lequel le transmettra à la
personne intéressée, celle-ci désirant garder l’anonymat pour l’instant. Joindre
une enveloppe timbrée pour la réponse.
Si votre candidature est retenue, vous serez
convoquée pour une période d’essai d’une semaine, rémunérée au SMIC.
Bon courage !
14 décembre 2007
Personne ne se sentant le courage d'aborder l'art pictural intrinsèque à l'état pur, mes albums consacrés à cet aspect de la culture contemporaine ne sont jamais visités. Devant cette dérobade, que dis-je cette fuite devant l'expression fondamentale du visuel non figuratif, devant la virtualité du vécu, m'interpelle d'une façon tellement bouleversante, que je me sens l'obligation de forcer cette tendance globale d'indifférence en exposant mes oeuvres directement sur la page d'accueil de ce blog. Il m'en coûte beaucoup de mêler mes chef-d'oeuvre, à la vulgarité de l'actualité, mais je considère comme mon devoir civique et régalien d'éduquer le visiteur égaré à la réalité de l'art pictural actuel.
Je n'accepte que les commentaires élogieux, les autres ne pouvant provenir que de béotiens doublés d'ilotes.
Merci d'avance.
(Revoir, si nécessaire mon texte intitulé "Ma modestie" dans la rubrique "Mes oeuvres écrites".)
Chat noir et colombe et inversement
La suite au prochain numéro...














